A la différence d'autres langues
telles que l'anglais, le français utilise des caractères
supplémentaires, tout comme l'espagnol avec le ñ,
l'allemand avec le beta
grec (a présent abandonné au
profit du ss), du polonais, etc ...
Tout en conservant les 26 lettres de l'alphabet latin, les
caractères supplémentaires sont obtenus en ajoutant un
petit signe qui modifie la signification et/ou la prononciation du mot
qui comporte ce caractère.
En dehors de la cédille du ç
(française), et des
fusions de lettres comme oe
(as-tu du cœur?)
ou ae (Laeticia, voir la chanson de Serge
Gainsbourg Elaeudanla
teïtéïa) les modifications portent sur
l'adjonction d'un accent à une voyelle :
Accent circonflexe sur a (blâme), e (même), i (abîme) o (hôte) ou u (c'est sûr).
Tréma sur e (Noël),
i (ambiguïté) ou u
(Saül).
Accent grave sur e (problème).
Accent aigu sur a (déjà),
e (créée) ou u (où ça ?).
Depuis que je traîne mes fesses sur les bancs de l'école,
j'ai toujours eu des problèmes avec les accents grave et aigu du e ; et je crois que je ne
suis pas le seul. Le plus grave
est que j'ai mis 40 ans à comprendre la source de ce
problème aigu.
Voici ce que j'ai compris : Les termes grave et aigu se rapportent à des
sons : grave qualifiant un
son dont la fréquence est plus basse que celle de celui
qualifiant un son aigu, qui a
une fréquence plus élevée : le violon joue plus aigu et la contrabasse joue plus grave. Jusqu'ici, j'espère
que les choses sont claires.
Passons maintenant au français : la prononciation du e accent aiguou e fermé comme dans la saison
été se
révèle à l'oreille plus grave que celle du e accent graveou e ouvert comme dans barrière qui parait, elle,
plus aiguë. Vous me
suivez ?
Alors avec des e accent aigu qui se prononcent grave et des e accent
grave qui se prononcent aigu, comment voulez-vous qu'on s'y retrouve
? Et puis, comme dit mon docteur, une grippe aiguë, c'est toujours
grave ...
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